Un projet d’abattoir transfrontalier mûrit en Cerdagne, à l’initiative de la Communauté de Communes Pyrénées-Cerdagne, de la Comarca voisine de la Cerdanya et du Syndicat de l’abattoir de Cerdagne-Capcir. Il pourrait à terme remplacer ceux de Bourg-Madame, de Puigcerda et de Bellver.
Grâce à un large soutien institutionnel, il est envisagé de créer à Urr une nouvelle capacité d’abattage transfrontalière multi-espèces d’environ 900 tonnes. Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme POCTEFA 2007-2013 de coopération transfrontalière. Des consultations devraient être lancées courant 2009 pour engager un certain nombre d’études préalables à la concrétisation de l’ouvrage.
Avant cela, et sur demande conjointe de Christian Jouve – Commissaire à l’Aménagement des Pyrénées et de l’entente franco-catalane porteuse du projet, la MAAP a organisé la visite de l’abattoir de St Jean Pied de Port le 19 mars dernier.
Porté par un SIVU (structure intercommunale regroupant 44 communes) l’abattoir de St Jean Pied de Port cristallise en effet une dynamique économique et territoriale exemplaire, au coeur du Pays Basque, dans une zone d’élevage proche de la frontière. Si l’abattoir semblait condamné au début des années 90, des investissements courageux, la structuration de filières et l’implication des acteurs économiques locaux ont entraîné sa réussite. L’abattoir abat aujourd’hui 2 400 tonnes toutes espèces confondues, dont une bonne partie passe ensuite par la salle de découpe, au bénéfice des utilisateurs qui développent des marchés à l'export. Un nouveau pallier d’investissement est désormais envisagé pour répondre aux besoins de modernisation et d’extension, car l’activité continue à se développer, grâce à une différenciation par la qualité des prestations rendues et des produits mis en marché.
Ce voyage d’études, riche d’enseignements, a donc permis de rapprocher les pyrénéens de part et d’autre du Massif pour contribuer à favoriser la réussite d’un projet particulièrement structurant pour les Pyrénées-Orientales.
