Pastoralisme

Berger en estives béarnaises, un métier qui rajeunit

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  • Les 65 000 hectares sont divisés en 207 estives sur lesquelles se touvent 140 cabanes. (Doc IPHB)
  • Des cabanes plus confortables

Il y a 150 cabanes habitées dans les estives béarnaises et une quarantaine de cayolars toujours en activité en Soule. Si la nouvelle génération arrive, c'est en partie grâce aux améliorations apportées à la vie en estive. En 2011, 93 cabanes étaient aux normes européennes. 65 ont été refaites ces dix dernières années. Trois cabanes sont en cours de réfection (Aule, Bouzieste, Cap de Guérren) et 7 à 8 cabanes sont programmées cette année. L'électricité arrive grâce aux panneaux solaires et des abris de traite se multiplient chaque année.

  • Un troupeau de dizaines de milliers de têtes

En Béarn, les estives sont investies par 80 000 brebis, 22 000 bovins, 3 600 juments, 2 500 chèvres sans oublier 3 000 ruches, appartenant à environ 1 000 propriétaires. En Soule, ce sont près de 40 000 brebis, plus de 4 000 vaches et 700 chevaux qui paissent en Haute Soule.

  • 76 000 ha d'estives

Broutées depuis quelques milliers d'années, les estives couvrent 65 000 hectares en Béarn et près de 11 000 en Soule. La richesse de la flore contribue au goût des fromages fabriqués là-haut. La plupart des estives appartiennent à la collectivité.

  • 250 tonnes de fromages, or des estives

Chaque été en estive, les bergers produisent 250 tonnes de fromage fermier pour une valeur d'environ 2,3 millions d'euros au profit des 500 éleveurs de brebis. Ce qui représente 18 % du produit brut d'exploitation. Pour faire ce fromage, les bergers traient à la main 1 250 000 litres de lait à raison de trois heures de traite le matin et trois heures le soir.

  • Une cinquantaine de radiotéléphones

Aujourd'hui, si les zones blanches se réduisent pour les téléphones portables, les radiotéléphones restent indispensables. Au cours du mois de juin, le FIEP (Fonds d'intervention éco-pastoral) et l'IPHB ont distribué une cinquantaine d'appareils.


Article paru dans la république des Pyrénées

Le tissu pastoral se renforce

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Dans le département des Pyrénées-Atlantiques, on compte à ce jour 125 groupements pastoraux (GP) et 21 associations foncières pastorales (AFP). D'ici à la fin de l'année, 10 GP et 2 AFP seront créés. Ces deux entités ont été instituées par la loi du 3 janvier 1972 relative à la mise en valeur pastorale dans les régions d'économies de montagne.
 
Le groupement pastoral est un ensemble d'éleveurs qui s'associent pour utiliser et gérer ensemble des pâturages collectifs, en assurer l'entretien et le gardiennage.
 
Une association foncière, quant à elle, regroupe des propriétaires terriens. Elle peut intensifier l'utilisation agricole des terres lui appartenant et même installer de nouveaux agriculteurs en faisant les travaux nécessaires comme la mise en place de points d'eau ou tout simplement le débroussaillage. Mais en matière de pastoralisme, les spécificités sont différentes en focntion des régions.

Pour en savoir plus

Source : Sud Ouest - publié le 06/06/12

Etude formation bergers

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Contribution de la formation professionnelle à la relance de l'économie pastorale sur les Pyrénées

Cette étude, réalisée dans le cadre du PSEM en partenariat avec le CFPPA Ariège-Comminges, la Chambre d'Agriculture de l'Ariège et le CFPPA des Hautes-Pyrénées, est une approche du pastoralisme sous l'angle formatif. Composée de pistes et d'états des lieux, elle peut constituer une base de réflexion pour faire perdurer cette activité mais aussi pour envisager l'avenir et notamment l'après 2013.

Lire l'étude